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15 décembre 2016

Agir Autrement / Coup de projecteur

MakerBox, le « do-it yourself » à la portée de tous

Makerbox

Fablabs, impression 3D… Depuis quelques années, la fabrication numérique et distribuée fait régulièrement parler d’elle. Usbek & Rica, le magazine qui explore le futur, accompagne les « makers », ceux qui veulent comprendre la structure et l’histoire d’un objet.

 

« Le do it yourself a toujours été une affaire collective. Ce qui a changé, c’est que le numérique permet aujourd’hui d’envisager des coopérations à une échelle sans précédent », lance Matthieu Vergote, directeur de projet chez Usbek & Rica en charge du projet MakerBox.

Matthieu Vergote

Matthieu Vergote

Depuis la création du tout premier fablab au milieu des années 90 dans les murs du Massachusetts Institute of Technology, ces ateliers de fabrication numérique ont essaimé un peu partout sur la surface du globe. Au départ, simples unités de prototypage rapide, les fablabs se sont rapidement émancipés pour s’ouvrir aux amateurs éclairés. A rebours d’une époque qui ne semblait rêver que de rompre avec la matérialité pour se perdre dans les univers virtuels, le mouvement des makers réhabilite la culture de la bidouille et du do-it-yourself.

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L’impression 3D grand public a suscité des espérances parfois délirantes : chacun pouvant imprimer à domicile les objets du quotidien en fonction de ses besoins du moment. Finie la standardisation et la production de masse du siècle dernier, et réglé, au passage, le problème de relocalisation de la production. L’heure était à la troisième révolution industrielle, à la société du coût marginal zéro annoncée avec fracas par Jeremy Rifkin, célèbre économiste américain, spécialiste de la prospective. Les choses sont, comme d’habitude, un peu plus compliquées, et ceux qui rêvaient d’installer une imprimante 3D sur le bureau de monsieur tout le monde ont pour le moment perdu leur pari !

MakerBox

ÊTRE MAKER  » : UN ETAT D’ESPRIT

Mais au fait, la MakerBox, qu’est-ce que c’est ? C’est un coffret-cadeau qui permet de se rendre dans un atelier et d’être accompagné par un artisan pour fabriquer un objet plutôt que de l’acheter. Aujourd’hui, il existe une collection de 23 objets disponibles, qui vont de la maroquinerie à la fabrication numérique, en passant par la micro-brasserie. « L’idée, c’est de redonner le goût à chacun du savoir-faire et de la technique. Il est évident que nous ne serons pas tous des makers demain ! », précise Matthieu Vergote. « Ce qui est intéressant, c’est la dimension culturelle de la démarche. Il faut lever le voile sur les objets qui nous entourent pour véritablement se les réapproprier. Cela passe par ce moment de vérité quant au processus de production ».


Etre maker, c’est avant tout un état d’esprit : « Aujourd’hui, avec l’explosion des circuits courts et du bio, les gens veulent savoir d’où provient ce qu’ils mangent. Si cela marche pour l’alimentation, pourquoi pas également avec les objets ? Comprendre la structure et l’histoire d’un objet, c’est déjà changer son mode de consommation. Et si d’autres veulent aller plus loin et apprendre à réparer leurs objets pour lutter contre l’obsolescence programmée, ou même redécouvrir les métiers manuels, c’est encore mieux ! ». Une initiative pleinement soutenue par le groupe Up et qui va être relayée auprès de ses clients CE, dans les semaines à venir !

 

Pour en savoir plus : www.makerbox.fr

Crédit photos : Fotolia, Makerbox, Logo Usbek et Rica, Matthieu Vergote