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10 décembre 2015

Agir Autrement / Engagement responsable

Le temps : une ressource rare à négocier, pour mieux la partager

L’enjeu : Valoriser professionnellement les expériences solidaires

Les salariés qui s’engagent sur une journée solidaire, un congé international de solidarité ou un mécénat de compétences font certes profiter des associations de leur expérience mais c’est aussi l’occasion pour eux d’enrichir leur propre parcours. Des expériences susceptibles d’être prises en compte dans leur évolution professionnelle dans la logique du « CV citoyen » qui vise à mettre en perspective les expériences strictement professionnelles avec les engagements associatifs, syndicaux et politiques.

En juin 2014, le groupe Up signait un ambitieux accord sur les congés qui permet notamment aux salariés de profiter d’une journée supplémentaire pour un engagement solidaire. Le point sur la mise en application de la mesure.

Les 650 salariés de la coopérative Chèque Déjeuner et des filiales Cadhoc, Rev&Sens et Chèque Domicile en cours d’intégration bénéficient tous potentiellement d’un jour de congé supplémentaire, si ce temps bénéficie à une association. Une limite : le nombre de bénéficiaires est fixé à 25% maximum par service et par an, ce qui donne potentiellement 170 jours de congés supplémentaires. C’est l’accord sur les congés signé en octobre 2013 et applicable un an plus tard qui a introduit cette modalité originale qui vient doubler le lundi de Pentecôte, journée de solidarité imposée par la loi du 30 juin 2004.

engagement solidaireSigner pour appliquer

Tout restait dès lors à faire pour mettre en place de façon opérationnelle le dispositif qui requiert un accompagnement, car la prise d’un congé solidaire n’est pas aussi évidente que l’on pourrait le penser. Le tout en gardant en tête l’idée que ce sont les associations soutenues par le groupe au travers de ses partenariats et de sa Fondation, créée en 1999, qui doivent être les premières bénéficiaires de ce jour de solidarité supplémentaire. « Il s’agit bien d’un congé, donc d’un temps personnel, mais il y a une certaine logique à ce que les actions solidaires bénéficient aux associations que nous soutenons. Nous allons orienter le champ des actions possibles, avec la volonté de faire le lien avec notamment les instances représentatives du personnel, ou encore la Fondation du Groupe. C’est en quelque sorte du « mécévolat » puisque l’on est a mi-chemin entre du mécénat de compétences, qui se déroule sur le temps de travail, et du bénévolat « , explique Catherine Candella, la directrice RSE du groupe Up.

Le « mécévolat »

La direction RSE et la direction des relations extérieures, qui coordonne la Fondation, s’emploient désormais à animer et faciliter la démarche. Une direction RSE qui trouve là un lien avec l’esprit du challenge lancé en 2012 et qui s’est achevé en 2014. 50 équipes impliquant plus de 900 salariés sur les 2 500 du groupe se sont investies pour porter des initiatives durables dans tous les domaines. Les 10 équipes gagnantes ont reversé la totalité de leurs gains aux associations qu’elles représentaient. « Il s’agit de voir désormais comment on peut étendre le dispositif de la journée de solidarité, aux autres filiales du groupe en France et à l’étranger », avance Catherine Candella, qui souligne au passage la difficulté de l’exercice. Difficile, par exemple de partir sur une journée de congé solidaire dans la filiale Mexicaine où le droit du travail ne prévoit que 6 jours de congés par an. C’est ensuite par l’ancienneté que les salariés acquièrent des droits supplémentaires…