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12 novembre 2015

Performance

Le Chèque Déjeuner, un avantage social et économique en France

En 2014, 3,8 millions de salariés – dont 1,2 millions pour Chèque Déjeuner – ont utilisé 763 millions de titres-restaurants pour une valeur totale de 5,8 milliards d’euros. En l’espace de 5 décennies, le titre-restaurant a donné naissance à une industrie créatrice de richesses et d’emplois, qui constitue un vecteur de projection de l’économie française et de son modèle social à travers le monde (plus de 40 pays). Un succès qui tient au dispositif original qui a permis son développement, mais aussi aux services qu’il rend.

Car le titre-restaurant constitue un outil triplement gagnant sur le plan social, pour le bien-être, et, enfin, sur le plan économique, dont l’avenir est garanti par le processus de dématérialisation.

Le titre-restaurant : un outil triplement gagnant

Le titre-restaurant donne aux salariés qui en bénéficient les moyens de se nourrir quels que soient leur revenu ou la taille et les moyens de l’entreprise qui les emploie. Il a ainsi permis de rétablir et de garantir une forme d’égalité entre tous les salariés.

Le titre-restaurant incite les salariés à prendre le temps de déjeuner correctement. Il a toute sa place dans les politiques de santé publique en contribuant à assurer au salarié un repas de qualité, ce qui bénéficie au salarié comme à son employeur.

Réservé au seul achat de biens de consommation alimentaires, le titre-restaurant bénéficie directement aux 180  000  affiliés : restaurateurs, boulangers, charcutiers-traiteurs, commerçants de proximité, grandes et moyennes surfaces alimentaires (GMS),… Il contribue ainsi pour plus de 10 % au chiffre d’affaires du seul secteur de la restauration. Au total, en 2014, près de 110 000 emplois locaux non délocalisables dépendent directement du titre-restaurant. Et ils seront 125 000 à l’horizon 2018 si son développement poursuit la tendance actuelle.

L’avenir du titre-restaurant : la dématérialisation

Les émetteurs de titres-restaurant se sont préparés de longue date à l’émergence de nouvelles solutions dématérialisées, notamment grâce aux cartes et smartphones. Une dématérialisation que le décret du 6 mars 2014 autorise et encadre en reconduisant le cadre réglementaire fondamental : le titre-restaurant demeure un titre spécial de paiement réservé aux achats alimentaires, et dont l’usage est strictement encadré. Tout en permettant un contrôle plus grand des usages et en offrant de nouveaux services aux salariés bénéficiaires et aux commerces affiliés – « bons plans », systèmes de fidélisation… – la dématérialisation est facteur de simplification : le montant dépensé est plafonné à 19 euros par jour mais cette somme peut être dépensée en plusieurs fois.

De plus, la simplicité d’usage du titre dématérialisé devrait faciliter la diffusion du dispositif auprès des TPE-PME, jusqu’ici peu accessibles du point de vue commercial. De quoi étendre le bénéfice du titre-restaurant à de nombreux salariés qui en sont aujourd’hui exclus. Cette transition numérique est bien engagée puisque, un an après l’entrée en application du décret, plus de 5 % des volumes de titres-restaurant vont être dématérialisés.