Le Logo du site We are Up Le blog de la communauté Up

8 janvier 2016

Agir Autrement / Innovation sociale

Instances Représentatives du Personnel, redessiner ensemble les contours du dialogue social

Avec 710 salaries, la coopérative Chèque Déjeuner souhaite se saisir de la loi Rebsamen, pour améliorer l’efficacité de ses instances représentatives du personnel.


Tout le monde y gagne à créer les conditions d’un dialogue social plus efficace, plus fluide et plus proche des salariés qui doivent en être les premiers bénéficiaires. C’est avec cette ambition que la Direction des Ressources Humaines et les syndicats se mettent autour d’une table pour dresser l’inventaire des points positifs et de ceux à améliorer dans le fonctionnement actuel des instances : CE, CHSCT et Délégués du personnel des 3 sociétés qui fusionnent au sein de la coopérative Chèque Déjeuner. L’occasion de se pencher sur les pratiques actuelles pour mieux saisir les interactions entre les différentes formes de représentation des salariés. « Le dialogue social est une partie intégrante de notre entreprise afin qu’elle soit plus performante économiquement, humainement et socialement », témoigne Karima Saadi, Déléguée syndicale CGT de la Scop Chèque Déjeuner.

C’est donc une phase de concertation qui s’ouvre, avec un nouveau cadre social pour la coopérative qui, depuis le 1er janvier 2016, est composée de 710 salariés contre 350, avant l’intégration des filiales Cadhoc, Rev&Sens et Chèque Domicile. Aujourd’hui, « le dialogue social est challengé, avec l’objectif de renforcer la qualité et l’efficacité des échanges entre les IRP et la direction des Ressources Humaines, nous sommes directement impacté par la « la loi Rebsamen » et nous devons encore une fois innover, être force de proposition pour trouver une évolution qui demeure en parfaite adéquation avec nos valeurs coopératives », affirme Karima Saadi.

dialogue social

En effet, la loi Rebsamen du 17 août 2015 qui fait notamment passer le seuil de la DUP (Délégation Unique du Personnel) de 200 à 300 salariés vise à fluidifier la circulation des informations. L’instance permet de fusionner Comité d’entreprise, Délégué du personnel et désormais CHSCT. La loi accorde en outre une liberté quasi totale aux structures de plus de 300 salariés pour négocier les contours de leur dialogue social. Notamment sur les articulations entre CE, CHSCT et Délégués du personnel.

Le statu quo n’est pas une option en la matière au sein de la coopérative. Les articulations entre le mandat, l’emploi et la valorisation des compétences acquises sont au programme de la concertation. Porter un mandat et engager ses compétences au service du collectif mérite une véritable reconnaissance. Le meilleur gage de renouvellement des équipes est d’identifier les compétences transversales susceptibles de nourrir les perspectives d’évolution professionnelle au sein de la Scop Chèque Déjeuner et plus largement, du groupe Up.

 

L’enjeu : Pour une juste perception des compétences

Une enquête inédite sur l’employabilité syndicale conduite en 2014 par OaSys Consultants et Miroir Social auprès de recruteurs et de représentants du personnel illustre à quel point les représentants du personnel ont tendance à surévaluer leurs compétences tandis que les recruteurs les minorent. Le signe flagrant d’une absence totale de repères des deux côtés. 64 % des syndicalistes considèrent être compétents pour piloter des projets, seuls 45 % des recruteurs sont en revanche de cet avis.