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28 octobre 2015

Coup de projecteur

Fondation groupe Up : Odaas, Objectif Diversification Autour d’Actions de Sensibilisation

Quelle meilleure démonstration que l’exemple ? Auprès du grand public, des jeunes, des personnes en situation précaire, des actifs ou du personnel médical, cette association de bénévoles change le regard sur le handicap.

 

Drôles d’exercices pour les classes primaires du groupe Raymond Rostand, dans l’ouest parisien. Ce mardi matin, les élèves gagnent des bons points en tirant des paniers, en marquant des buts, en mettant dans le mille… à la manière de personnes handicapées. Elles sont là, d’ailleurs, les héroïnes du jour – et sans doute pour longtemps – de la cour de récré. Dans une salle de classe, à l’étage, Danielle Naejus ne démérite pas, captivant son auditoire avec un atelier de braille. Six points, 63 combinaisons : la logique de cette écriture en relief entre à coups de poinçon, aussi ludiques que concentrés. Place à la lecture maintenant, révélant au passage la sensibilité des doigts…

Le lendemain, c’est dans un centre de loisirs que ces bénévoles militants s’éveilleront à la différence : une richesse dès qu’elle est acceptée, alors facteur de cohésion sociale.

Vive l’audace !

Quelques jours plus tôt, l’association intervenait auprès d’une centaine d’étudiants en soins infirmiers, à l’hôpital Ambroise Paré, à Boulogne-Billancourt (92). Quelles sont les causes des incapacités ? Quid des relations entre soignants et soignés ? Comment chacun vit-il son handicap ? Pour témoigner, plusieurs champions paralympiques avaient fait le déplacement, dont l’escrimeuse Sabrina Poignet, les rameurs Antoine Jesel et Stéphane Tardieu, le tennisman Lahcen Majdi ou encore le tireur à la carabine Tanguy de la Forêt. Déclic parmi d’autres : pourquoi ces médaillés sont-ils inconnus du grand public ?

Face à cette réalité, Odaas garde le sourire, sans se résigner. En témoigne son acronyme : Objectif Diversification Autour d’Actions de Sensibilisation. Sa devise, empruntée à Sénèque, est tout aussi éloquente : « Dites adieu à l’audace si vous ne voyez que des maux devant vous… ». Corollaire : savoir respecter la différence, c’est savoir vivre ensemble. Créée en 2012, l’association vient d’être déclarée d’intérêt général.

Odaas-1

3 questions à Rachid KAISSA co-fondateur

 

Qui sont les acteurs de votre action ?
Elle mixe personnes handicapées – à l’initiative de l’association – et valides, toutes bénévoles.

Quelles actions menez-vous ?
Par des ateliers faisant découvrir les pratiques handisport, nous passons le message auprès de publics variés que la différence de chacun est une force, à partager ensemble.

Que vous apporte le soutien de la Fondation groupe Up ?
À défaut de subventions publiques, ces 5.000 euros de la Fondation du groupe Up nous ont permis de participer à un événement sportif national, destiné aux jeunes pris en charge par la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Par l’exemplarité des personnes qui surmontent leur handicap – dont le sprinteur non-voyant Aladji Ba et son guide Denis Augé, champions paralympiques venus témoigner – nous les avons incités à dépasser leur sentiment de différence et à prendre confiance en eux.

 

Par Thomas Delpech

Chargé de mission / Délégué Général de la Fondation du groupe Up