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3 juin 2013

Coup de projecteur

Faim dans le monde : l’indignation

Le lien semble évident.

Le Groupe Chèque Déjeuner, émetteur de titres de service prépayés, dont le Chèque Déjeuner, s’engage dans la lutte contre la faim.

En tant qu’entrepreneur solidaire et durable, nous vivons nos engagements sociétaux aux côtés de nos clients, de nos salariés et de l’ensemble de nos partenaires… pour créer un lien légitime entre le monde salarié et celui des plus démunis.

Aujourd’hui, notre engagement, c’est avec Action contre la Faim que nous le partageons. Un engagement envers le milliard de personnes sous-alimenté dans le monde.

Alors qu’au stade actuel de ses moyens de production agricole, notre planète pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains, comment se fait-il que nous ne soyons pas en mesure de répondre à notre besoin le plus vital ?

Les causes de la faim dans le monde sont nombreuses et interdépendantes. Elles se classent en deux catégories bien distinctes.

La première comporte les phénomènes naturels dévastateurs, généralement et malheureusement imprévisibles.

La seconde, par contre, implique directement des comportements humains. Et c’est bien ici que le bât blesse !

Car aussi horrible qu’elle soit, la famine est également l’une des formes de mortalité les plus simples à prévenir : de la nourriture suffit pour y remédier.

Les sources du problème sont donc à chercher ailleurs : dans les politiques agricoles mises en place, dans les situations politiques, économiques et démographiques des pays touchés, ou encore dans l’attitude inacceptable des autres pays plus développés dans ces zones sinistrées.

Soyons clair, la faim résulte principalement de choix politiques et économiques. Elle n’est plus seulement ponctuelle, mais aussi et surtout structurelle. 

Politique agricole

Aujourd’hui, la question de la faim, c’est une question de pauvreté. Et les populations pauvres sont principalement rurales.

Le paradoxe, c’est que 70% des affamés sur la planète sont des petits producteurs agricoles. Les trois quarts des personnes qui souffrent de la faim sont des paysans ou d’anciens paysans qui ont été condamnés à l’exode vers les bidonvilles des agglomérations urbaines, ou éventuellement dans des camps de réfugiés.

De plus, les productions des paysans dans les pays en développement sont évidemment très faiblement compétitives (manque de moyens), et concurrencées par des importations de pays qui subventionnent leur agriculture ou qui bénéficient de conditions plus avantageuses. La libéralisation des échanges, mise en place depuis le milieu des années 1990, a finalement privé les petits paysans de Sud de débouchés et les a empêchés de retirer de leurs activités les ressources nécessaires pour moderniser leurs exploitations. .

Ensuite, il faut bien prendre en compte le désinvestissement financier complet dans le secteur agricole au cours des vingt-cinq dernières années. Dans l’aide des pays riches au développement, la part consacrée à l’agriculture est passée de 17% en 1980 à 4% en 2010. Et en Afrique subsaharienne, la part du budget à l’agriculture est seulement de 4%. C’est extrêmement faible !

Il faut donc réinvestir, en cohérence avec l’impératif de sécurité alimentaire, et mettre en place des politiques agricoles, commerciales et énergétiques de coopération.

Problème d’accès à l’eau

L’eau est une ressource naturelle indispensable à la vie.

Elle est utilisée pour l’agriculture, l’alimentation, les besoins domestiques ou encore l’industrie. Pourtant, 1.1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Notez comme ce chiffre est semblable au nombre de personnes sous-alimentées dans le monde !

Ces pays n’ont pas accès à des dispositifs d’assainissement, qui sont pourtant nécessaires à l’évacuation des eaux sales du domicile, la collecte puis la dépollution des eaux de pluies et des eaux usées. Une personne sur trois en Afrique et en Asie n’y ont pas accès. 

Chargées d’aller la chercher et de la transporter pendant des heures et sur de longues distances, les enfants sont souvent privés d’école, ce qui les pénalisera pour leur avenir. Ils seront au final confrontées à la pauvreté, et donc à la faim, leurs propre enfants avec eux. Un cercle vicieux difficile à endiguer.

Les conflits inter-ethniques et les guerres entre pays

Quand les conflits surviennent entre ethnies ou avec des pays voisins, l’objectif principal devient l’appauvrissement de l’ennemi. En confisquant les moyens de d’approvisionnement en eau et en nourriture, on engendre famine, maladie et destruction.

En Somalie par exemple, les 20 ans de conflits violents ont fait de ce pays une nation en état d’urgence chronique et l’un des plus complexes en termes d’assistance humanitaire. Action contre la faim et 15 autres organisations humanitaires ont finalement été expulsées par les autorités locales de 8 régions de la zone sud-centrale du pays. L’accès des Somaliens à l’assistance humanitaire est à nouveau limité voire interdit dans certaines régions du pays. 

La pression financière engendrée par les pays riches

La souveraineté alimentaire est le droit d’un pays de définir sa propre politique agricole et alimentaire, de protéger et réglementer sa production et ses échanges agricoles. Ceci avec un objectif de développement durable et d’identification de son degré d’autonomie alimentaire, dans des conditions de travail et de rémunération correctes.

Seulement aujourd’hui, le service de la dette représente une part très importante des budgets des États en développement. Cela a des conséquences sur le financement des services sociaux de ces pays comme l’accès aux soins de base, l’éducation, l’accès à l’eau, etc… Cette situation accroît les inégalités de développement et favorise évidemment la famine. 

Le FMI, après avoir mis en place des plans d’ajustement structurel, a reconnu lui-même quelques erreurs dans sa politique (!) et entamé des réformes.

Le poids de cette dette entraîne donc une perte de la souveraineté alimentaire qui a des répercussions catastrophiques sur les pays les plus pauvres.   

La spéculation

La spéculation (cela vous dit quelque chose ?) sur les denrées alimentaire est une des causes principales de la faim dans le monde.

En effet, certains grands pays exportateurs, par peur de manquer, réservent leur production à leur marché interne, et restreignent voire suspendent leurs exportations. Comme la demande est forte et augmente, les opérateurs boursiers spéculent sur la rareté des biens. Ainsi les cours s’emballent et les prix des denrées alimentaires dans les pays les plus pauvres flambent.

De plus, la hausse du prix du pétrole accentue elle aussi la hausse sur les prix mondiaux de la nourriture. Les coûts de transport internationaux augmentent, tout comme les intrants (engrais, pesticides, herbicides…) produits par l’industrie chimique à partir de dérivés pétroliers, ou encore les coûts de production. Une relation de cause à effet facilement compréhensible, identifiable, et qui continue pourtant de faire des ravages chez les populations les plus en difficultés.

A cause de la spéculation, les prix des trois aliments de base, maïs, blé et riz (75% de la consommation mondiale) ont augmenté, et les plus démunis et pauvres se retrouvent dans des situations encore plus précaires. Le prix de la tonne de blé meunier a ainsi doublé entre l’été 2010 et l’été 2011, tout comme la tonne de riz, tandis que le prix du maïs a augmenté de 63 %.

L’acquisition des terres d’Afrique Subsaharienne

Si elles viennent moins rapidement à l’esprit, les 2045 transactions de grande échelle (plus de 200 hectares) répertoriées dans le monde entre janvier 2000 à novembre 2011ont un impact tout aussi catastrophique !

L’Afrique représente les deux tiers des surfaces concernées par ses acquisitions. Ces transactions proviennent très souvent d’Etats, de firmes ou d’investisseurs étrangers, qui visent évidemment les meilleures terres au niveau de la qualité des sols et de la proximité des routes. Certaines de ces terres sont utilisées pour des productions non agricoles: par exemple les projets forestiers pour acquérir des crédits carbones pour que les pays riches compensent leurs émissions en CO2. 

L’expulsion des populations et la perte du seul revenu de paysans déjà affamés semblent être un prix tout à fait légitime à payer réduire sa note de CO2 à la fin du repas.

La faim n’est pas une fatalité. Les famines se produisent rarement dans des sociétés démocratiques ou même relativement libres. En fait, elles ont été éradiquées dans des pays dont les dirigeants manifestent un intérêt, aussi minime soit-il, pour le bien-être de leurs citoyens.

Pour garantir la mort par famine à grande échelle, les autorités (dirigeantes ou extérieures), les entreprises… doivent prendre une décision délibérée : elles doivent, de façon active, directe ou indirecte, exercer un pouvoir visant à prendre la nourriture aux producteurs qui en ont besoin ou à refuser l’aide alimentaire pour favoriser leurs propres intérêts.

Une situation intolérable dont Action contre la Faim et d’autres ONG tentent de panser les plaies. Cependant, tout n’est pas noir

Des ONG ont entrepris des projets pilotes dans certains villages qui portent déjà leurs fruits. Creuser des puits, construire des barrages hydrauliques permettent par exemple la culture du riz une partie de l’année et le maraîchage. Des cultures moins gourmandes en eau ont été aussi introduites. Les ruissellements, qui jusque là constituait un important problème, ont été endigué par l’aménagement des parcelles…

Le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) s’est fixé un certains nombres d’objectifs ambitieux  avant 2015 : atteindre des taux de croissance de 6 % par an dans les zones rurales, intégrer et dynamiser les marchés agricoles régionaux et nationaux, faire de l’Afrique un “acteur stratégique” à l’échelle mondiale dans le domaine des sciences et technologies agricoles, adopter des techniques adéquates de gestion de l’environnement et des terres…

Si on peut douter du succès de ces engagements dès 2015, il est important de garder espoir et de continuer à s’impliquer aux côtés de ces ONG, de ces bénévoles et de ces personnes qui, sur le terrain, continuent de lutter contre la faim et de dénoncer ses causes.

En intégrant ses programmes avec les systèmes régionaux et nationaux, Action contre la Faim s’assure que les interventions à court terme deviennent des solutions à long terme. Sa mission consiste à sauver des vies par la prévention, la détection et le traitement de la malnutrition, en particulier pendant et suite à des situations d’urgence et de conflits. Elle centre son intervention sur une approche intégrée, prenant en compte divers secteurs :

·      Nutrition, santé, pratiques de soins

·      Sécurité alimentaire et moyens d’existence

·      Eau, assainissement et hygiène

·      Plaidoyer et sensibilisation

C’est à ces actions, cette lutte contre la faim dans le monde, que nous avons souhaité nous associer. Parce que l’indignation est la source de notre engagement. 

Action contre la Faim est une organisation non gouvernementale. Privée, apolitique, non-confessionnelle, non-lucrative, elle a été créée en 1979 par un groupe d’intellectuels français pour alerter l’opinion sur l’ampleur et la nature des problèmes de la faim dans le monde. Aujourd’hui, Action contre la Faim est devenue l’une des plus importantes organisations humanitaires de lutte contre la faim dans le monde.
L’objectif de l’organisation est de lutter contre la faim par des opérations d’urgence puis de favoriser l’autonomie des populations par des programmes de réhabilitation.
En 2011, Action contre la Faim est intervenue dans plus de 45 pays, venant en aide à près de 6.5 millions de victimes de la faim grâce à ses 3 250 salariés dans le monde.

Vous êtes près de 3 millions de Français à déjeuner chaque jour travaillé avec un titre restaurant. Saviez-vous que depuis 2009 il est possible de faire don de ses titres restaurant à Action contre la Faim ?
En partenariat avec le Groupe Chèque Déjeuner, Action contre la Faim a lancé cette année la 4 ème édition de sa grande campagne de collecte de titres restaurant : « Je déj’, je donne »
Chaque salarié peut faire don d’un ou plusieurs titres restaurant à Action contre la Faim : offrir un titre restaurant devient un geste important de solidarité, accessible au plus grand nombre de salariés.
Grâce à une forte mobilisation de la part des salariés, plus de 1,1 million d’euros ont été collectés au profit de l’association depuis le début de l’opération !